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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 06:25

Voilà : ce matin-là, j’étais en salle de réunion avec mon responsable Sécurité et ma responsable RH, quand nous avons entendu l’explosion. Notre premier réflexe a été de nous ruer dehors, car nous pensions que ça venait de chez nous. Rapidement, nous avons vu des volutes de fumée monter depuis la direction de Lidong, une usine réputée pour faire des produits dangereux (pour mes anciens condisciples : benzène, toluène…)

 

Immédiatement, nous avons appelé le Bureau local de la Sécurité pour nous informer de ce qui se passait. Aucune information. Nous aurons des instructions en temps utile. Nous appelons tous les quarts d’heure (et je dois forcer le responsable sécurité à le faire). Aucune information. Aucune instruction. Bien que le vent ne souffle pas dans notre direction, je suis un peu désemparé. Faut-il évacuer ? Que font les usines voisines ?

 

Rapidement, nous apprenons sur internet et par téléphone que l’explosion a eu lieu dans la petite ville voisine de Huangdao, à 3 kms de l’usine. Mes collègues y habitant téléphonent à leurs proches, heureusement pas de souci de leur côté, mais nous ne connaissons pas du tout les causes de l’explosion, et surtout s’il y a toujours des risques. Marilyn, qui n’est pas très loin, m’appelle pour vérifier que je vais bien, et en bon adjoint au chef d’îlot pour la sécurité des Français, j’appelle les copains à proximité pour leur donner des nouvelles.

 

Nous voyons des photos horribles. Une tranchée s’est ouverte en plein milieu d’une rue passante, renversant tout de chaque côté, avec des dégâts énormes. Lidong, l’usine de chimie, ne paraît pas touchée, il s’agirait d’un pipeline qui aurait explosé. J’appelle mes voisins immédiats, qui attendent paisiblement que ça se passe et qu’on leur dise quoi faire. Je sais que des sociétés étrangères ont évacué par mesure de sécurité.

 

Toute la journée, nous quémandons les informations, sans retour. Nous entendons les sirènes incessantes des pompiers passant devant l’usine. Nous n’avons pas d’électricité, pas de vapeur de chauffage. Petit à petit, nous avons suffisamment d’information pour nous rasséréner, mais nous ne savons toujours pas si le danger est complètement écarté. En fin de journée, un vendredi soir, nous vidons les lieux, usine arrêtée, équipe de crise constituée pour le week-end. L’électricité aura été rétablie le soir, mais la zone de l’explosion aura été isolée pendant une bonne semaine, et nous n’aurons pu redémarrer l’usine qu’après 10 jours.

 

Nous n’aurons jamais les faits exacts. Mais la raison de l’explosion est une fuite de pétrole dans un égout souterrain que longeait le pipeline. La fuite avait été signalée dans la nuit, et c’est en intervenant pour la réparer que l’explosion s’est produite.  L’atmosphère du souterrain où se trouvaient l’égout et le rack de canalisations a dû être saturée de vapeurs de pétrole, c’est pourquoi le tronçon a explosé sur toute sa longueur, la longueur de la rue.

 

2013-11 1529

 

2013-11 1491

  

Bilan : plus de 60 morts et 130 blessés déclarés. Une catastrophe. C’était le moment le plus traumatisant pour moi depuis le début de notre séjour en Chine (avec les violences antijaponaises de septembre 2012.) Je me demande toujours si j’aurais dû ou non faire évacuer l’usine, ce qui n’était pas nécessaire après coup, mais qui peut savoir d’avance ? Je me suis réfugié dans mon habituelle et confortable confiance aux autres, en l’occurrence le gouvernement.

 

Le gouvernement, qui n’a pas fait évacuer la zone alors que l’oléoduc court sous une rue du centre de Huangdao. Le gouvernement, qui ne nous a donné aucune instruction sur les causes de l’accident ni les risques immédiats. Le gouvernement, qui s’est empressé comme d’habitude de nous demander dès le soir un « self assessment » de notre usine, un rapport à rendre dès que possible, vu que le grand patron lui-même allait se pointer pour se rendre compte des dégâts. 

 

Rumeurs : la fuite aurait été signalée à Sinopec, le numéro 1 chinois du pétrole, société d’état bien sûr, par l’usine (à capitaux coréens) de Lidong plusieurs jours auparavant. Sinopec et les gens du gouvernement n’ont rien fait avant le matin du 22 novembre, lorsque la fuite a commencé à se déverser dans la mer. 7 cadres de Sinopec et 2 membres du gouvernement de Huangdao ont été arrêtés.

 

A ce genre de problème, on se rend compte à quel point la route est longue avant que la Chine ne mérite le statut de superpuissance qu’elle revendique.

 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 15:11

Je rentre de deux semaines à Houston, pour le boulot, avec 4 collègues chinois.  

Chinese team

Les Texans, ce sont les Américains des Américains ! Un vrai cliché, mais comme ça faisait 20 ans que je n’étais pas venu dans le pays, ça m’a quand même impressionné.

 

Grâce au boom du pétrole et du gaz de schiste (une petite pensée pour Bernard), le Texas, qui a toutes les infrastructures nécessaires au traitement, dort sur l’or noir. Résultat, même Pékin ou Shanghai sont écrasés en termes de tape-à-l’œil.  

 Shiny Texas

 

Les Texans sont gros, très gros. Les Texanes sont grosses et pas très jolies. Ils mangent beaucoup et mal, alors qu’il y a un potentiel de bonne bouffe impressionnant : ainsi, le dernier soir j’ai mangé des nuggets d’alligator insipides. Même la bouffe Tex-Mex n’est pas terrible. Le seul vrai moment gastronomique, c’est quand un collègue nous a emmenés dans un restaurant argentin, dont le steak fait partie selon un guide des 20 meilleurs des Etats-Unis. Et en effet, c’était super bon !

 

Sinon, l’Américain en général, et le Texan en particulier, placent en tout ce qu’il fait une grande fierté : construire une usine, faire une mesure de pH ou servir un continental breakfast. C’est à ce point que les Texans peuvent être dans un déni total en cas d’échec, car leur devise est de PO-SI-TI-VER ! Cet optimisme forcené peut facilement passer pour de l’arrogance : ils savent encore plus tout sur tout que les Français, et parlent des heures de n’importe quel sujet.    

 

Mais le pays où tout est possible a aussi ses attraits, bien sûr : les gens sont quand même super cordiaux et polis à l’extrême. C’est toujours rigolo quand un gros biker moustachu s’efface dans le couloir pour vous laisser passer avec un « excuse me sir ». Il y a cette espèce d’esprit d’appartenance et de dévotion à leur pays, qui les rend soucieux de vivre en harmonie… comme les Chinois !

 

Au boulot, pareil, « keep up the great job ». Nous avons même eu droit à une très distrayante séance de team building, où regroupés en équipes, nous devions construire un petit pont avec des contraintes de moyens et de temps.

 Team building 

 

Il y a ce professionnalisme en toute chose, qui fait que les routes sont très agréables, très bien signalées, que les gens font ce qu’ils ont promis. La gentillesse de notre collègue péruvien Jaime, qui nous a emmenés assister à un match de NBA:

 Basket match

  

Et bien sûr, je ne pouvais pas venir à Houston sans aller voir le centre de la Nasa, très bien fait.

 

On the moon 

Charlie Linda rocket

Linda motor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hormis des salles de ciné et des expos, plusieurs vestiges de la grande époque de la conquête spatiale sont accessibles : des pierres de lune, des vieux systèmes d’entraînement, un des modules Appolo ayant survolé la Lune et, le plus impressionnant, la fusée Saturn 5.

    

Il reste 3 modèles, dont l’un, celui de Houston, est encore équipé comme pour une expédition lunaire.

C’est un monstre ! 3000 T, 110 m de long ! A titre de comparaison...

 

goldorak

 

Il faut le voir de ses yeux pour réaliser vraiment la taille de cet engin, et ce que l’homme, enfin l’Américain, a été capable de faire. Une expérience quasi métaphysique.  

 

Linda Saturn 5   Charlie Saturn 5

Bref, maintenant c’est le retour en Chine, et finalement, je ne sais pas quelle est la culture la plus éloignée de la nôtre !

 

(J’ai écrit cette note durant le trajet de retour. Le lendemain, un pipeline explosait à 3 kms de mon usine… La suite au prochain numéro).

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 13:49

Hiroshima Miyajima 5372

 

 

 

8h15...

L'heure où tout s'arrêta le 6 août 1945 à Hiroshima.

 

 

Une ville brûlée et soufflée par l'explosion  dans l'atmosphère de la 1ère bombe atomique.

 

145 000 morts fin 1945, et c'est sans compter les victimes de la radioactivité.

 

 

 

Sous un autre angle, on vous conseille la lecture de Gen d'Hiroshima. Ce manga est basé sur la propre expérience de l'auteur, Keiji Nakazawa, survivant du bombardement.

 

 

 

 

 

 

 

Hiroshima Miyajima 5368

 

Hiroshima Miyajima 5365

 

 

Le dôme de Genbaku, dit de la bombe atomique, est un des rares bâtiments à être resté encore debout après l'explosion. Toutes les autres constructions en bois ont été rasées en une fraction de seconde.

 

La raison avancée a toujours été la capitulation du Japon. Or la vraie raison moins "louable" serait l'avancement des Russes sur le front Ouest du Japon. La guerre froide en préparation...

A ce titre, je vous conseille l'article très intéressant (enfin, ce n'est que mon avis) sur ce point :

http://www.slate.fr/story/73421/bombe-atomique-staline-japon-capituler

 

Quelle que soit la raison, les civils ont payé un lourd tribut. En sortant du musée, on ne pense qu'à une chose : pourvu que cela ne se reproduise plus.

Du coup, quand on voit la place de la France dans les essais nucléaires, on est pas très très fiers !!

 

 

 

 

L'après-midi, sur un thème plus léger, nous n'avons pas pu résister à l'appel... des biches !

 

Hiroshima Miyajima 5388

 

Non, non, à l'appel de la porte (ou torii) du sanctuaire d'Itsukushima.

Nous avons donc pris le ferry en direction de l'île plus connue sous le nom de Miyajima, pour contempler cette porte flottant au milieu de l'eau...

 

Hiroshima Miyajima 5440

 

Cherchez l'erreur ! En tous les cas, nous avons pu ainsi nous en approcher.

Aux couleurs rouge vermillon, aux formes tortueuses, elle tranche avec le paysage. Ses parties immergées sont changées tous les 100 ans.

 

Hiroshima Miyajima 5428

 

Heureusement nous avions prévu de dormir sur place, ce qui nous a permis de la voir de nuit et de jour dans les flots. L'ambiance du village de Miyajima endormi contrastait bien avec les bateaux de touristes.

 

Hiroshima Miyajima 5531

 

Hiroshima Miyajima 5600

 

Hiroshima Miyajima 5664Hiroshima Miyajima 5653

 

 

 

Devant le mauvais temps qui a suivi, nous avons fait une pause à l'aquarium pour les enfants (et les grands enfants).

 

Ainsi s'achève notre périple japonais qui nous a beaucoup plu. A quand Tokyo ?

 

 

 

 

 

 

 

PS: voir l'album pour plus de photos (je me suis un peu lâchée sur la porte)

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 05:37

 

Miyama 5319

 

Après la ville, après la montagne, nous avons découvert la campagne japonaise, mais attention pas n'importe quelle campagne : le village de Miyama.

Et puis nous l'avons faite en agréable compagnie : des amis de Qingdao fuyant comme nous la Chine et ses vacanciers d'octobre, ainsi qu'un guide francophone.

  Miyama 5329

 

Nous avons découvert une "campagne musée", où les traditions perdurent. Une visite tranquille, dans ce milieu rural et préservé. Seuls les touristes nostalgiques du Japon traditionnel étaient présents dans ce village. Un journaliste nous a d'ailleurs demandé ce que nous faisions ici, surpris de voir des étrangers et des JEUNES en plus !!!

 

La plupart des maisons du village sont faites en bois, provenant de la forêt alentour.

Elles ont un toit de chaume, dont je vous laisse apprécier l'épaisseur.

 

Miyama 5324

 

Ils sont couverts à leur tour d'une structure en bois dont le nombre de croisillons varie selon la richesse de la famille.

 

Miyama 5357

 

Imaginez le tout, avec le bois décoré aux emblèmes de la famille, des jardins fleuris, dans une quiétude certaine... Vous y êtes ?

  Miyama 5323

 

Les maisons sont privées mais un musée folklorique nous fait découvrir la vie de l'époque et l'interieur des maisons.

 

Miyama 5322

 

Miyama 5346

 

Cette pause rurale nous a séduits, loin du tumulte de la ville (chinoise, j'entends) mais laissés aussi sur notre faim. Les lieux semblaient vides, les habitants plus citadins que paysans. Si nous avions pu découvrir la vie des locaux, le charme aurait été complet.

 

Miyama 5335

 

Par contre, la pause dans les magasins de produits locaux, notamment dans celui des glaces, a bizarrement beaucoup plu ! !

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 05:23

Pour notre escapade à Koyasan, nous avons pris des trains, un RER et un funiculaire...

Koyasan 5213

 

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A nous les petits-déjeuners composés de riz et de café froid.

 

 

 

 

Après quelques imprévus, nous sommes arrivés à bon port : au sommet des montagnes, un village constitué de temples, de temples et... de temples (une centaine).

 

Les temples sont beaux et multiples, tantôt intimistes avec leur jardin minéral, tantôt ouverts et dispersés. Au 9ème siècle, le bonze Kukai (et non Sankukai!) développa la première communauté bouddhique Shingon dans cet écrin de verdure.

 

Koyasan 5230Koyasan 5240

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nous avons logé dans un... temple (gagné !).

Koyasan 5277

  Koyasan 5276

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus de servir un repas végétarien (et quel festin !) dans une salle à part, nos bonzes hôtes proposaient de participer à une cérémonie religieuse. Comme au Sichuan, nous avons oscillé entre le plaisir de rentrer dans ce monde clos et l'impression de dénaturer les lieux par notre seule présence.  

 

 

Nous avons randonné ainsi sur les collines environnantes, qui malheureusement offraient peu de vues sur le site. Mais le point de départ était le cimetière Okuno-in, dont je garde un souvenir ému. Entre les cèdres gigantesques, les sépultures singulières et bancales, règne une ambiance... d'éternité.

 

Koyasan 5295

 

Koyasan 5297

 

Koyasan 5300

Statue de Jizô portant un bavoir rouge, don de parents reconnaissants pour la guérison de leur enfant ou encore pour aider leur enfant mort dans l'au-delà.

 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 05:24

Pierre a oublié de dire que le blog a été mis en veille pour la bonne cause aussi : nous avons voyagé au Japon début octobre.

 

Quand j'étais partie aux Etats-Unis, je me souviens avoir pensé : "mais c'est comme au cinéma !" (avec les monstres et les effets spéciaux en moins bien sûr). Arrivée au Japon, je n'ai pas pu m'empêcher de me faire la réflexion analogue : "mais c'est comme dans les mangas de Taniguchi !".

Et quel plaisir ! Venant de la Chine, nous avons en effet ADORE le Japon, dont les standards sont encore supérieurs à l'Europe.

 

Les maisons à deux étages, des rues à taille humaine, dont les abords sont soignés malgré la place réduite... 

 

Kyoto 4911Kyoto 5306

 

... des voitures adaptées, des trains et autres transports à l'heure ! Par contre, carton rouge pour la place de la femme. Cela fait depuis l'Inde en 1999 que je n'avais pas vu cette inscription sur les wagons :

 

Koyasan 5217

 

Au Japon, le design est omniprésent dans tous les détails de la vie quotidienne, de la vente de marrons chauds aux toilettes, en passant par la  présentation des plats.

 

Kyoto 4971On a même envie de manger du tofu (si, si)

 

Les finitions, la propreté nous ont fait rêver. Seul bémol : les fils électriques. Comme tout pays asiatique qui se respecte, ils sont là, partout, emmêlés, sauf qu'ici c'est pour la bonne cause : les risques sismiques.

 

Kyoto 5159

 

Malgré la préparation du voyage à l'arraché (ça ne vous étonne pas ;-)), nous avons, moyennant finance, réussi à profiter des ryokans. Il s'agit d'auberges proposant des chambres de style japonais : tatamis, futon et surtout bain public.

 

Kyoto 4901

 

On enfile son yukata et on descend au sous-sol pour prendre son bain avec les femmes (enfin, pour moi) dans une eau chaude bouillante. Nettoyage obligatoire avant la relaxation dans le bain, sous les yeux attentifs des petites vieilles.

 

Koyasan 5286

 

Pendant cette semaine de congés, nous avons découvert Kyoto et ses (larges) environs.

Nous ne pouvons pas comparer avec Tokyo (pas encore, hein Séverine) mais cela ne ressemblait pas à l'image du Japon bondé, un peu oppressant qu'on peut avoir parfois. Kyoto, c'est le Sud (ça me rappelle quelque chose...). Ambiance nonchalante, ville de province qui a conservé ses temples, ses collines boisées et sa douceur de vivre.

 

Ici survit la culture passée et encore bien ancrée du Japon traditionnel. Les temples plus beaux les uns que les autres s'ouvrent sur des jardins où la végétation, les cailloux et l'eau suivent un ordre établi et harmonieux. Les couleurs d'automne naissantes nous laissent imaginer la beauté de ces jardins aux différentes saisons.

 

Kyoto 5200Kyoto 4954Kyoto 5026

Kyoto 4994Kyoto 5109

Kyoto 5161

Kyoto 5112

La taille aux ciseaux...quels perfectionnistes ces Japonais !

 

Au détour d'un chemin, nous découvrons des geishas. Ces femmes dédient leur vie à la pratique des arts traditionnels et portent des kimonos de soie élégamment noués.

Malgré notre regard de béotien, nous notons des différences entre elles. La plupart nous semblent être des touristes souhaitant porter cet habit "exotique", qui est certes plus faciles à porter dans la ville des geishas qu'au bureau à Tokyo (quoique...).

 

Kyoto 4988

 

Kyoto offre aussi tous les services nécessaires à l'homme moderne. Venant de Qingdao, cette ville à taille humaine, même un brin " mise sous cloche", nous a fait oublier pour un temps la radioactivité japonaise et la pollution chinoise. Quand est-ce qu'on vient vivre ici ?

 

PS : pour d'autres photos, cf. album photo

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 06:00

Comme vous avez pu vous en rendre compte, la rentrée nous a laissé peu de temps pour écrire.

 

Marilyn a recommencé le boulot (il était temps, après 3 ans hi hi), et avec mes absences répétées, en France pour… le boulot, et la semaine prochaine en Amérique, avec les devoirs de Barbara, désormais en primaire, et puis une récente sévère gastro pour Emile, elle a été bien mise à contribution.

 

A tel point que c’est moi qui me fends d’une petite note, profitant de son sport hebdo et du calme de l’appart, une fois les petits couchés. Une note un peu bleutée, car nous voilà déjà à trois ans passés en Chine ! Les années défilent à une vitesse vertigineuse, et je me rappelle encore mes premiers soirs passés à l’hôtel, avant que Marilyn et Barbara ne me rejoignent. Alors, avis aux amateurs, il ne reste (théoriquement) plus que deux ans à tirer, et il faut se dépêcher si vous voulez profiter de notre compagnie pour visiter ce curieux pays, si vaste, si contrasté, si ouvert et pourtant si mystérieux !

 

En tout cas, ce temps déjà écoulé m’aura pour ma part apporté beaucoup, et je suis tellement reconnaissant à Marilyn de m’avoir poussé à faire le grand saut ! D’accord c’est pollué, d’accord les gens ne sont pas éduqués, d’accord le boulot peut être frustrant… Mais aussi plein de défis, plein d’occasions d’apprendre. Notre qualité de vie est assez unique pour la Chine, un bon compromis entre immersion en Chine et ambiance de quartier avec les expatriés. Et nos enfants grandissent dans un environnement mixte que je n’aurai personnellement pas connu. D’ailleurs, nous devrons veiller en rentrant à ce qu’ils ne perdent pas CA :

 

 

Barbara s’exerçant à la lecture du pinyin et des idéogrammes, le tout avé un assant qu’on n’aura jamais !

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 07:00

Nous sommes donc partis pour ce site incontournable de la Chine: Xi'An.

 

Premier aperçu d'une nécropole, celle de l'empereur Han Jingdi.

Quatrième empereur de la dynastie Han, il vécut entre 188 et 141 av. J.-C.

Non seulement il pratiquait la politique du "non-agir" mais il était également soucieux du sort de ses sujets. Son règne a ainsi été considéré comme une période de paix, de prospérité et de justice.

 

Nous avons visité quelques fosses funéraires autour du tumulus de l'Empereur. Elles renferment des éléments de la vie quotidienne, des animaux, de la poterie, en plus de soldats.

Les statuettes présentes sont nues, pour la simple raison qu'elles étaient vêtues de tissu, qui n'a pas survécu au temps.

 Xi-An 4643

 

Xi-An 4640

 

En attendant l'arrivée de Pierre, touriste le temps d'un WE, nous visitons la ville de Xi'An.

La ville est agréable avec ses remparts et quartiers commercants. 

 

Xi-An 4657   Xi-An 4648

 

Xi-An 4654

 

Squattant dans une auberge de jeunesse, nous avons eu des occasions sympathiques : préparation (et dégustation aussi bien sûr) de raviolis pour les Laubies, billard pour les enfants, visite avec guide pour tous (réel avantage pour le monumental tombeau).

 DSCF2362

 

Et oui, nous sommes quand même allés visiter LE site de Xi'An (ou plutôt les sites) : le tombeau de Sieur Qin Shi Huangdi (-259 /-210).

 

D'abord, le côté "wikipédia" :

Il fut d'abord le roi de Qin de -247 à -221 et mit fin à la période féodale en conquérant un à un l'ensemble des Royaumes combattants. -221 il devint l'unificateur de l'empire de Chine, et par conséquent l'empereur fondateur de la dynastie Qin (-221 à -207).
Il standardisa l'écriture, la langue, la monnaie, les poids et les mesures et il est vu comme le père de la Grande Muraille de Chine. Pourtant, si son oeuvre posa les bases de la période impériale chinoise, c'est pour le caractère cruel et autoritaire de son règne, inspiré par la philosophie légiste, que l'on se souvient surtout de lui.

 

Le cadre posé, nous nous rendons au tombeau d'abord, simple tumulus encore inexploré, puis aux fosses funéraires.

Découvertes par un villageois en 1974, elles renferment plus de 8000 statues de soldats, dont 6000 seraient encore enfouies. Entre le poste de commandement où quelques statues seulement sont visibles et celles à perte de vue de la fosse n°1, nous avons appris à différencier les grades. Le bout du soulier redressé, des écharpes et noeuds, un petit bidon, ... sont autant d'indice de rang élévé dans l'armée enterrée.

 

Xi-An 4739

 

Xi-An 4715

Xi-An 4714

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les têtes n'ont pas été réalisées, car entretemps l'empereur est mort. Notez l'espace laissé pour la lance.


On devine sur le flanc du cheval au premier plan le trou qui empêchait l'explosion de la terre cuite lors de la cuisson.


Xi-An 4699

 

Les statues étaient peintes à l'origine, mais entre les incendies des pillages et les fouilles, nous ne pouvons qu'imaginer l'effet sur ces milliers de soldats.

Le plus frappant et le plus émouvant reste la singularité des visages des soldats. Ils représenteraient les traits des ouvriers chargés des sculptures, qui auraient voulu laisser quelque chose, sachant leur fin proche (entre mourir d'épuisement ou enterrés vivants : votre choix ?).

 

Xi-An 4740

 

Xi-An 4719

Un monde à part, hors du temps...

 

Nous avons fini notre séjour sur Xi'An en visitant le quartier musulman habités majoritairement par des Hui. Un quartier haut en couleurs, très vivant, débordant de gargottes, et riche en patrimoine.

La grande mosquée de Xi'An en fait partie. Elle est la plus grande et mieux préservée des premières mosquées de la Chine. Datant de 742, construite sous l’empire des Tang, elle allie traditions musulmanes et chinoises.

 DSCF2497 

Et puis, c'est surtout ici que nous nous séparons, les Laubiès finissent sur Pékin quand nous rentrons à Qingdao, bien heureux de ces escapades... et attendant les prochaines !

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 07:10

En retournant sur Guilin, nous nous arrêtons pour visiter une plantation de thé.

 

2013-08 4590

 

Nous y apprenons que le thé blanc, vert, noir, oolong... viennent de la même plante. La date de la récolte, le nombre de feuilles et le procédé de fabrication varient.

 

DSCF2271

 

Nous en profitons pour déguster quelques tasses. Pour ceux d'entre vous qui pensent "bêtement" plonger leur sachet ou thé en vrac dans leur théière et boire un grand bol de ce breuvage....  une introduction à la mode chinoise me semble nécessaire.

 

2013-08 4600

 

Et non, ce n'est pas la tasse que vous voyez mais la théière remplie de thé, qui infuse rapidement. On verse alors le liquide dans un petit pot, qu'on utilise pour remplir des mini-tasses. Pour ceux qui adorent jouer à la dinette, comme moi, bienvenus !!

 

Nous goûtons le thé d'osmanthus, qui donne à juste titre le nom à Guilin (桂林 : la forêt d'Osmanthus). Dans la plaine, nous apercevons en effet ces arbres à perte de vue, dont ils récoltent les fleurs.

 

Un petit tour aux pagodes de la lune et du soleil de Guilin, et c'est parti pour... le retour au boulot, non, non, non, pour Xi'An. Je sais, la vie est dure (et attendez de voir la suite).

 

2013-08-4617.JPG

 

2013-08 4637

Les moulins à prières dans le tunnel qui relie les deux pagodes

 

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2013-08 4639

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 07:13

Nous sommes partis un peu plus à l'Ouest au pays des Dong.

Perdus dans l'arrière-pays, ces villages sont accessibles grâce à un pont du Vent et de la Pluie.

Ces ouvrages couverts ont avant tout un rôle sacré, c'est là qu'on honore les esprits protecteurs du village.

Celui de Chengyang est particulièrement beau. Commencée en 1916, sa construction sans clous ni vis a duré onze ans. Il fut détruit par une inondation et reconstruit peu après, renforcé par des socles de pierre.

 

Au-Nord-de-Guilin 4403

 

Symbole de l’unité du clan, la tour du tambour, elle, a un rôle politique, social et culturel. C'est là que les papis dorment, jouent et fument !

Chaque tour du tambour est flanquée d’un petit théâtre où sont joués les opéras Dong. Les chants sont très importants pour cette minorité, car ils transmettent leur langue, qui n’a jamais été écrite.

La grande place aux abords de ces monuments, permet notamment de fêter les "100 mariages". En effet, dans la région de Sanjiang, les mariages sont regroupés le même jour, plusieurs centaines de mariages peuvent se dérouler au même moment.

 

Au-Nord-de-Guilin 4459

 

DSCF2155

 

A Chengyang, les touristes sont accueillis au son de la flûte et au milieu de bibelots.

Les enfants y sont passés !!

 

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Nous baignons dans une ambiance rurale, entre rizières et plantations de thé, entre papis sur les toits et mamies aux doigts noircis par la teinture...

 

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Enfin de vrais villages, enfin de la nature, enfin la Chine profonde... Mais je vous rassure, même sans restaurant, nous trouvons toujours nos nouilles instantanées !

 

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Derrière Emile, des chalets savoyards ?

 

PS : album photo en ligne

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